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La vie est un jeu, on découvre les règles en y jouant

Photo du rédacteur: Guillaume Solar-Pelletier
Guillaume Solar-Pelletier
il y a 29 minutes
5 min de lecture

Ça fait longtemps que je n'ai rien écrit ici. Je me suis laissé absorber par d'autres projets. Côté massothérapie, j'ai maintenant une base de clientèle qui revient régulièrement, et les clients arrivent naturellement. J'avais donc moins besoin de faire du bruit. Je ne dirai pas que tout a roulé sans accroc, parce qu'une blessure m'a ralenti. J'y reviens plus bas.


Je te raconte où j'en suis.



Un beau métier, mais pas une mine d'or


On ne se le cachera pas, la massothérapie est difficile à rentabiliser. Quand tu paies pour un massage, tu trouves que ça coûte cher. De l'autre côté de la table, par contre, le plafond arrive vite. Chaque massothérapeute découvre par lui-même combien de clients il peut recevoir par semaine. Passé ce chiffre, il se blesse. Le geste est exigeant : on se déplace sans arrêt, on appuie fort, et les articulations écopent. Un ostéopathe ou un physiothérapeute peut parfois voir plus de monde, selon sa part de manipulation. Pas nous.


Ajoute la location de salle, le matériel à acheter et les frais fixes.


Demande à n'importe quel massothérapeute, il va te dire que c'est un beau métier. Il va aussi te donner son chiffre magique, celui qui lui permet d'aimer encore ça. Si tu dépasses, l'envie disparaît. Comme dans tous les métiers, me diras-tu.


Voici ce qui rend ça tough : tu ne peux pas en faire beaucoup, mais tu dois rester disponible pour les gens. Être disponible tout en étant limité dans le temps, c'est une drôle de balance. Elle se concilie difficilement avec un autre métier.


Janvier 2026, version rock and roll


Mes premiers articles tournaient autour du sport et du massage. J'y racontais que j'avais heurté un mur dans mon ancien métier de caméraman-monteur, et que le sport m'avait remis sur pied. De là m'est venu le goût de prendre soin des autres.


Au même moment, mon frère a reçu un diagnostic de cancer. Il a terminé son combat en 2026, presque en même temps que ma mère. Janvier 2026, c'était rock and roll.


Dans les mois précédents, ma mère déclinait, sur le plan physique et cognitif. Elle demandait une grande présence. J'ai dû mettre du travail de côté pour m'occuper d'elle, et les finances ont écopé. Quand j'ai été prêt à retravailler, et que j'avais besoin des sous, la capsulite est arrivée à l'épaule.


Petit fait intéressant : la capsulite touche souvent les femmes en périménopause, ainsi que les gens qui encaissent un choc émotif. C'était exactement mon cas. Mon épaule ne suivait plus, je ne pouvais plus travailler, j'étais serré financièrement et à bout. Elle est réglée maintenant, grâce à mon physiothérapeute, que je remercie et salue.


Ça m'a vraiment fâché. Mon outil de travail, celui qui rapporte l'argent, ne fonctionnait plus. Je me suis senti fragile, vulnérable, une position que je n'aime pas. D'habitude, j'évite de mettre tous mes œufs dans le même panier. Là, je n'avais que ce corps-là.


La question qui fait mal


J'ai regardé du côté du montage. Mais entre le moment où j'ai arrêté et celui où j'ai voulu revenir, le monde a changé. Tout tourne autour de TikTok et d'Instagram. Je n'ai rien contre, ce n'était juste plus mon chemin.


Avec le décès de mon frère et mon épaule, une vraie question m'est venue : est-ce que je veux encore ça? Devenir entraîneur et massothérapeute, était-ce seulement une réaction à la peur de mourir, à la peur du cancer? Une façon de me prouver que je pouvais changer mes habitudes et transformer ma vie? Je l'ai fait. Mais si c'était alimenté juste par la peur, que reste-t-il maintenant que mon frère est parti? Et est-ce que je veux rester vulnérable financièrement, avec un revenu qui dépend de ce que mon corps peut faire?


Je n'ai pas la réponse complète. Je sais cependant ce que ce métier m'a donné.


Ce que le massage m'a appris


D'abord, le modèle est simple. Tu paies, tu te fais masser, ça va mieux. C'est peut-être le service le plus beau et, entre guillemets, le plus facile à vendre. Autour, il y a des subtilités, comme le site web et le marketing, et je trouve ça intéressant. Mais ce que je livre reste simple.


Et il y a quelque chose de beau là-dedans : être entièrement présent à une personne. Quand elle repart, je ne rapporte pas de travail à la maison. Ma tête est libre. En montage vidéo, c'était autre chose : des projets de deux ou trois mois qui finissaient en version 15, version 16, version 20. J'avais sûrement des choses à apprendre à l'époque, et je m'y prendrais autrement aujourd'hui. Reste que ça m'a fait du bien de sortir des longs mandats. Être là pour les gens au jour le jour, puis rester disponible le soir, mentalement et émotivement, pour ma famille.


Aujourd'hui, je vois le massage comme un ancrage. Il y a un acte de service là-dedans, et me mettre à la disposition de quelqu'un pendant un moment me fait du bien comme humain. Mais je ne peux pas être juste ça. Mon cerveau déborde trop.


La course folle


J'ai cherché un autre métier qui me laisserait aussi la place d'être massothérapeute. Ç'a été une course folle. J'ai pensé au montage, mais je n'avais pas envie de relancer mes anciens collègues. Par honte, peut-être. Surtout parce que j'avais l'impression de repousser le problème à plus tard.


Au fond, je suis un geek. J'ai suivi la vague de l'IA, du vibe coding, des LLM, et le contenu, le marketing et les infolettres m'intéressent. Alors j'ai poussé plus loin, vers l'automatisation. J'en utilise déjà beaucoup pour moi, et je me lance maintenant le défi d'en créer pour les autres.


Ma journée idéale


Je l'assume : pour le moment, je fais deux choses (en fait plus...hihi).


Ma journée idéale commence à l'ordinateur et se termine sur la table de massage. Devant l'écran, je suis très concentré, j'avance vite, et en fin d'avant-midi j'ai fait le tour de mon énergie d'ordinateur. Je pars alors prendre soin des gens, et ça me remet les deux pieds par terre.


C'est l'équilibre que j'ai trouvé ces derniers mois, et que je construis encore : des mandats d'automatisation avec l'IA, et la massothérapie.


La blague de mon humanité, c'est ça. L'avant-midi, je travaille avec les outils dont certains disent qu'ils amèneront la fin de l'humanité. L'après-midi, je me retrouve avec des humains, dans ce qu'il y a de plus concret et de moins IA : prendre soin d'une personne avec toute sa complexité émotive, ses douleurs, ses craintes, ses tristesses, ses joies. Rire. Se taire quand elle a besoin de silence. Jaser quand elle a besoin de jaser.


Tout ça est une danse, et la vie aussi. Je pense avoir trouvé un équilibre entre danser avec ma tête et danser avec mon corps.


Ça va être ça, pour le moment : un peu d'écran, peut-être un peu plus de sous, et mon besoin d'être au service des autres. Très humain, la massothérapie.


Plus je vieillis, plus je trouve qu'il n'y a pas de règle sur ce qu'on doit être. On n'a pas juste un métier pour nous définir, on peut être bon dans plusieurs affaires. On peut aussi être dispersé, mais ça, c'est une autre discussion!


Si l'automatisation t'intrigue, tu me trouveras sur sourcier.ai.


Namaste,


G


L’intelligence artificielle a aidé à structurer ce texte.

 
 
 

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