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Mieux vaut prévenir que guérir.

Dernière mise à jour : il y a 4 jours


Consommer des pillules ou changer ses habitudes de vie

Le cancer du côlon circule dans ma famille, il se cache probablement quelque part dans mes gênes. Selon mes choix de vie, l’épigénétique activera ce gêne ou le laissera dormant. Si je fais de l’exercice. Si je dors bien. Si je mange bien. Si je ne suis pas trop stressé. Dès lors, il est possible que je n'ait pas ledit cancer, mais il est aussi possible qu’il se développe malgré tout, même si je fais les choix de vie les plus sains du monde. Mais une chose est sûre : des choix de vie sains en réduisent la probabilité.


C’est donc une probabilité qui justifie mes actions. La vie m’a averti quand mon frère et mon père l’ont eu, ledit cancer. Ils l’ont eu avant moi, et c’est une sacrée sonnette d’alarme. Les aléas de la vie nous éduquent, qu’ils soient difficiles ou heureux. Dans tous les cas, il est important d’en tirer des apprentissages.


Pour toutes maladies ou problèmes biomécaniques, il est bien plus simple de prévenir que de guérir.


On chiale souvent sur notre système de santé, la lenteur des urgences, la difficulté à trouver un médecin de famille. Il existe tellement de barrières à l’accès aux services primaires… Mais si on a un grave accident, si on développe un cancer ou une autre maladie grave, la prise en charge est très bonne et le système est somme toute très efficace. Je dirais même qu’ils font des miracles.


Par contre, en ce qui concerne la prévention, on est principalement laissé à soi-même. Sur les presque 50 milliards investis par année en santé au Québec, environ 3 % sont alloués à la prévention: quelques campagnes de prévention par la publicité, le financement de certains organismes. En 2020, c’était 43% des dépenses du gouvernement qui ont été aspirés par les dépenses en santé. C’est appelé à augmenter encore et ce n’est pas soutenable.


Les soins comme la massothérapie ou l’inscription à un gym avec le suivi d’un kinésiologue ou d'un coach qualifié ne sont pas déductibles d’impôt. Ce faisant, le gouvernement n’encourage pas financièrement la prévention en amont, mais il paye 100% de la facture sur la table d’opération et des milliards en médicaments chaque année. C’est une énorme incompréhension de ma part, et la position du gouvernement devra changer. Malgré les actions décevantes du gouvernement et un système qui pourrait en faire plus; la prévention est entre nos mains, c’est notre responsabilité.



être actif est une responsabilisation de sa santé


Qu’est-ce qu’on peut faire personnellement comme prévention? Quels types de professionnels peut-on consulter? De mon expérience actuelle, si j’avais à mettre en ordre d’importance ce que l’on peut faire en terme de prévention, ça irait ainsi:


1- L’entraînement physique

2- La nutrition

3- Suivi médical régulier

4- La massothérapie

5- L’acupuncture

6- Ostéopathie/Chiropractie/Physiothérapeute


À cela s’ajoutent d’autres facteurs très importants comme l’environnement physique, psychosocial et une forme de spiritualité. J’y reviendrai dans un autre article.


1- L’entraînement physique


En anglais on dit : “you can’t out train a bad diet”. C’est absolument vrai. Pourtant, le simple fait de faire de l’exercice diminue de beaucoup les risques de maladies cardio-vasculaires et certains types de cancers. Dans cette méta-analyse comprenant des études élargies sur près de 36 ans, incluant diverses populations dans le monde, la conclusion est qu’une activité égale ou supérieure à 8000 METs par semaine permettait de réduire de:


14% le cancer du sein

21% le cancer du côlon

28% le diabète de type II

25% les maladies cardiaques

26% les accidents vasculaires-cérébraux (AVC)


À noter que 8000 METs par semaine, c’est beaucoup plus que le minimum de 150 minutes d’activité par semaine recommandé par l’OMS et Santé Canada (qui serait d’environ 600 à 1200 METs). Et qu’est-ce qu’un METs? Je suis tombé sur ce tableau super intéressant du site World Physiotherapy.


Vous avez de la misère à vous visualiser bouger autant? Chaque chose en son temps, on y reviendra. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a plein de bénéfices à commencer à bouger, peu importe votre situation actuelle.


De plus, faire de l’exercice, faire des choses difficiles avec notre corps, ça déverrouille une impressionnante pharmacie de molécules bénéfiques. Activer les muscles nous donne accès à une source incroyable d’hormones de bonheur, aide à une meilleure gestion de la glycémie, améliore le profil lipidique, ralentit la sarcopénie (réduction naturelle de la masse musculaire avec l’âge).


2- La nutrition


Combiné avec une nutrition adéquate, on diminue substantiellement la probabilité de mortalité précoce ou de maladies chroniques. La nutrition est un sujet très complexe, malheureusement pollué par des visions sectaires de ce qui est bon ou pas. Il y a pourtant moyen de faire simple. Pour une alimentation saine, le nouveau guide alimentaire canadien est une source fiable de renseignements. J’adore la représentation visuelle de l’assiette, c’est simple et efficace. Elle permet dans les mêmes proportions de choisir des protéines végétales ou animales. Bien sûr chercher l’aide d’un(e) nutritionniste est un plus. L'accompagnement d'un(e) naturopathe qualifié est aussi une avenue intéressante. Leurs approches sont différentes et peuvent être complémentaire.


3- Suivi médical régulier


Avoir accès à un médecin de famille nous permet un suivi médical annuel pour détecter tout problème le plus tôt possible. Je n’en rajoute pas plus.


4- La massothérapie


La massothérapie est un excellent moyen de prévention des blessures. Elle permet de relâcher les tensions musculaires, défaire les adhérences tissulaires, aider la circulation sanguine, se départir des déchets métaboliques et d’apaiser le système nerveux. Bien que certains massothérapeutes, fort de leurs formations et de leur expérience, peuvent travailler certains problèmes aigus, ils peuvent donner selon moi une des rares formes de thérapie manuelle principalement axée sur la prévention de blessures. C’est un excellent outil de détente qui apaise le système nerveux.


5- l’Acupuncture


L’acupuncture m'a beaucoup aidé à relâcher certaines tensions musculaires tenaces. Je trouve qu’il s’agit d’un des soins les plus efficaces pour travailler le système nerveux. Ma connaissance en est limitée, mais je sais que l’acupuncture est très bénéfique pour les transitions de saison et quand le corps a de la difficulté à s’adapter aux changements de température et de lumière.


6- Ostéopathie/Chiropractie/Physiothérapeute


En général, on va voir un physiothérapeute lorsqu’un problème biomécanique est assez intense et qu’il affecte notre quotidien. Par exemple: suite à un accident. On pourrait consulter notre ostéopathe ou chiropraticien en prévention, mais en général, on a le réflexe de consulter lorsqu’on souffre trop, et c’est bien dommage. Dans leurs champs d’expertise qui s’entrecroisent parfois, tous peuvent prévenir bien des troubles biomécaniques avant une usure excessive. Je pense qu’il faut développer une mentalité d’athlète et aller consulter dès qu’on ne se sent pas optimal.


Dans ma clientèle en massothérapie, la demande est principalement pour la détente, avec un travail spécifique d’un groupe musculaire tendu; quadriceps, nuque, avant-bras, etc. C’est une demande de prévention et d’entretien principalement. J’aime bien la balance entre l’approche détente et l’approche thérapeutique. Je trouve ça honorable, tant pour la personne-client qui s’offre ce moment, que pour moi qui l’exécute.


Toutes ces avenues de prévention, vous les connaissiez déjà. Le grand défi, c’est de les mettre en application en amont de la maladie, avant une blessure grave, avant de trop souffrir… On est un peu bête comme ça des fois, les humains; on change seulement quand la maladie ou la douleur s’installe. Des fois il est malheureusement trop tard. Mais d’autres fois, on a les yeux assez ouverts pour entrevoir les probabilités, en tirer des leçons et agir.



Le papa qui court avec son fils

Je peux sonner fataliste, je le suis des fois. Pourtant quand je parle de prévention, je suis très optimiste et enthousiaste… Au départ, c’est mon écoeurantite d’avoir toujours un peu mal et ma peur de la maladie qui m’ont amené à bouger plus et à m’abonner au gym. De devenir entraîneur et massothérapeute. Maintenant, cette écoeurantite n’est plus le moteur de ma motivation; je m’entraîne car cela me procure du bonheur.


Je mange mieux parce que je me sens mieux ainsi. Je fais attention à mon sommeil car je me sens plus optimal le lendemain et les jours suivants. J’ai réduit drastiquement ma consommation d’alcool car, en le faisant, j’ai senti une nette amélioration dans la récupération entre mes entraînements. C’est un cercle vertueux positif qui s’auto-alimente, dont le moteur n’est pas la peur, mais le plaisir.


Je reviendrai sur les freins aux changements dans de prochains articles, probablement que je les aborderai séparément.


Bougez et consultez les amis, car mieux vaut prévenir que guérir!


Guillaume



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